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Des centaines de personnes fuient le sud du Liban après des frappes qui ont fait 11 morts

Des centaines d’habitants de villages du sud du Liban ont fui après des frappes israéliennes qui ont fait 11 morts, dont 3 enfants, et 19 blessés, selon des sources officielles. La direction libanaise a condamné l’escalade, tandis que le Hezbollah a brandi la menace d’une riposte et demandé l’arrêt des négociations avec Israël.

SawtiSawti
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Des centaines de personnes fuient le sud du Liban après des frappes qui ont fait 11 morts

Des centaines d’habitants de villages du sud du Liban ont fui, samedi 15 août 2026, alors que les frappes israéliennes s’étendaient, faisant 11 morts, dont 3 enfants, et 19 blessés, selon des sources officielles. Le Hezbollah a par ailleurs brandi la menace d’une riposte aux attaques et demandé l’arrêt des négociations avec Israël.

Des images filmées ont montré des files de voitures sur la route côtière reliant le Sud à la capitale, Beyrouth, tandis que des dizaines de familles quittaient les lieux avec leurs enfants, craignant une intensification des bombardements.

Des frappes sur Nabatiyé, Ansar et Deir ez-Zahrani

L’armée israélienne a déclaré avoir attaqué des infrastructures militaires du Hezbollah, après ce qu’elle a présenté comme une activité menée par le mouvement contre ses forces dans la région des hauteurs d’Ali al-Taher, qui surplombent Nabatiyé. Les frappes ont visé les abords de Nabatiyé, la région d’Ali al-Taher, Ansar et Deir ez-Zahrani.

Selon l’article source, ce bilan constitue le plus lourd bilan quotidien depuis la signature de l’accord-cadre entre le Liban et Israël à la fin du mois de juin dernier. Ansar se trouve à environ vingt kilomètres de la frontière, au-delà de ce qui est appelé la « ligne jaune », qui s’étend sur près de dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais et est occupée par les forces israéliennes.

Condamnations libanaises et menace de riposte

Le président libanais Joseph Aoun a condamné les attaques, estimant qu’elles constituaient un « message clair » adressé au processus de négociation et aux efforts américains visant à mettre en œuvre l’accord-cadre entre les deux pays.

Les victimes de la frappe israélienne contre la localité d’Ansar ne sont pas des infrastructures militaires, et les femmes et les enfants qui ont été tués ne sont pas des objectifs militaires.

Salam a appelé Israël à mettre fin à l’escalade, la qualifiant de « extrêmement dangereuse et de nature à saper les efforts visant à instaurer la stabilité dans le Sud ».

Dans un communiqué, le Hezbollah a brandi la menace d’une riposte, affirmant que les attaques israéliennes seraient contrées « de la manière qui leur convient ». Il a également demandé au gouvernement libanais de mettre immédiatement fin aux négociations « humiliantes » avec Israël.

Accord-cadre et négociations attendues à Rome

Selon l’article source, les affrontements entre Israël et le Hezbollah ont commencé en mars dernier, lorsque le mouvement a tiré des missiles sur Israël en réponse à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, le premier jour des frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Les deux parties sont ensuite parvenues à une annonce de cessez-le-feu, avant que le Liban et Israël n’entament des négociations directes sous médiation américaine.

L’intensité des violences a diminué après la conclusion d’un accord-cadre le 26 juin. Selon l’article source, Israël continue d’occuper des secteurs du sud du Liban dont il a pris le contrôle pendant la dernière guerre, tout en poursuivant ses frappes et ses opérations de destruction d’infrastructures qu’il affirme liées au Hezbollah.

L’accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, le retrait progressif des forces israéliennes des territoires qu’elles occupent dans le sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise, en commençant par des zones « pilotes ». Le Liban et Israël doivent tenir un huitième cycle de négociations sous médiation américaine à Rome au début du mois prochain.