Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé lundi à transformer le cessez-le-feu entre Israël et le Mouvement de résistance islamique (Hamas) dans la bande de Gaza en un cessez-le-feu permanent et à passer à la deuxième étape du plan global visant à mettre fin au conflit, à la veille du troisième anniversaire de l’attaque du 7 octobre 2023.
Guterres appelle à consolider la trêve et à élargir l’aide humanitaire
Dans un communiqué publié sur son compte officiel sur la plateforme « X », Guterres a déclaré qu’il était temps de rendre le cessez-le-feu permanent, de permettre l’entrée de l’aide humanitaire à grande échelle dans la bande de Gaza et de respecter le droit international. Il a appelé toutes les parties à s’acquitter pleinement de leurs obligations et à progresser vers l’étape suivante du cessez-le-feu, conformément au plan visant à mettre fin au conflit à Gaza.
Le secrétaire général a ajouté: « Nous devons établir la voie politique vers une paix durable dans toute la région. L’Organisation des Nations unies reste fermement attachée à ces impératifs. » Il a également appelé à « bâtir un avenir différent: un avenir dans lequel Israéliens et Palestiniens pourront vivre côte à côte dans la paix et la sécurité, en faisant respecter leurs droits, en préservant leur dignité et en réalisant leurs aspirations ».
Guterres revient sur les conséquences de l’attaque d’octobre pour les civils
Guterres a évoqué les conséquences de l’attaque du 7 octobre, déclarant: « Trois ans plus tard, la douleur du 7 octobre demeure pour les familles qui ont perdu des êtres chers, pour les survivants et pour tous ceux dont la vie a été changée à jamais. » Il a poursuivi: « Je pleure ceux qui ont été tués dans les attaques et ceux qui sont morts en captivité.
Leur souffrance ne doit pas être oubliée, pas plus que le chagrin persistant de leurs familles. » Évoquant la situation à Gaza, Guterres a déclaré que « les hostilités dévastatrices qui ont suivi » avaient infligé des souffrances indicibles aux Palestiniens de la bande, faisant de nombreuses victimes, provoquant des déplacements et causant d’importantes destructions.
Il a ajouté que les civils continuaient de vivre dans des conditions insupportables et que leurs souffrances devaient prendre fin maintenant. La guerre menée par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 74 000 morts, tandis que 90 % des bâtiments et des infrastructures ont été touchés par les destructions. Depuis l’annonce par le président américain Donald Trump d’un cessez-le-feu en octobre 2025, l’avenir politique de la région demeure incertain.
Israël contrôle toujours la majeure partie de la bande de Gaza et refuse de retirer ses forces avant d’avoir vérifié le désarmement du Hamas. De son côté, le mouvement demande que le processus de désarmement soit progressif, plutôt que de remettre immédiatement et unilatéralement son arsenal.
Guterres a déclaré que le cessez-le-feu conclu l’année dernière avait permis une certaine accalmie, mais qu’il n’avait jusqu’à présent fourni ni la sécurité ni une aide humanitaire suffisantes, pas plus qu’il n’avait établi une voie crédible vers le relèvement et la paix. À la fin de son communiqué, il a renouvelé son appel à l’accomplissement des engagements et au passage à l’étape suivante du plan de cessez-le-feu.