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Le Parlement européen appelle à évaluer l’inscription d’entités liées aux Frères musulmans sur la liste terroriste

Le Parlement européen a approuvé à 381 voix une résolution appelant à une stratégie commune face aux réseaux des Frères musulmans et à leur influence, ainsi qu’à évaluer l’inscription de personnes et d’entités liées au mouvement sur la liste de l’Union européenne des organisations terroristes. Il demande également de renforcer la coopération entre les États membres concernant le financement et les activités liées à ces réseaux.

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L’image montre une séance plénière dans l’hémicycle du Parlement européen, avec des députés assis devant la tribune. Le drapeau de l’Union européenne est affiché au-dessus de la salle, entouré de drapeaux nationaux.

Le Parlement européen a voté, jeudi 8 octobre 2026, en faveur d’une résolution appelant à mettre en place une stratégie européenne commune face aux réseaux des Frères musulmans et à leur influence, notamment en évaluant la possibilité d’inscrire des personnes et des entités liées au mouvement sur la liste de l’Union européenne des organisations terroristes.

Un vote européen en faveur d’une stratégie commune

381
أصوات مؤيدة للقرار

La résolution a été approuvée par 381 membres, contre 167, tandis que 15 membres se sont abstenus. Elle porte sur l’élaboration d’une approche européenne commune face au réseau du mouvement et à son influence dans les États de l’Union, après le passage du dossier, cette année, d’initiatives nationales à des discussions au sein des institutions européennes.

La résolution ne se limite pas à examiner la question de l’inscription sur la liste européenne. Elle appelle également à prendre des mesures liées au financement et à renforcer la coopération entre les États membres pour lutter contre les activités des réseaux liés au mouvement. Le vote place la question des personnes et des entités liées aux Frères musulmans devant les institutions de l’Union, afin qu’elle soit évaluée dans le cadre européen en vigueur.

L’initiative française a préparé le débat européen

Le vote intervient après une initiative menée par la France au niveau national. Le 22 janvier 2026, l’Assemblée nationale française a adopté une résolution appelant à inscrire les Frères musulmans et leurs dirigeants sur la liste de l’Union européenne des organisations terroristes, une démarche qui a directement porté la question devant les institutions européennes.

Auparavant, la commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale française avait adopté, en janvier, une recommandation appelant à inscrire le mouvement sur la liste européenne. La commission a fondé sa demande sur ce qu’elle a décrit comme le caractère transnational des réseaux du mouvement et a appelé à une réponse européenne coordonnée, plutôt qu’à un traitement limité à des mesures individuelles prises par chaque État.

Classification américaine et initiatives en Floride

Les initiatives françaises et européennes ont coïncidé avec une décision américaine prise en janvier 2026, qui a classé les Frères musulmans en Égypte comme « entité terroriste mondiale spécialement désignée », une classification connue sous l’abréviation « SDGT ». Le Caire a salué la décision américaine, estimant qu’elle était conforme à sa position officielle à l’égard du mouvement. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que la classification américaine reflétait la position adoptée par l’Égypte depuis les événements du 30 juin 2013.

Il a confirmé que Le Caire classait les Frères musulmans comme une organisation terroriste et les accusait de pratiquer la violence, d’inciter à la violence et d’exploiter la religion pour atteindre des objectifs politiques. Dans le contexte des initiatives américaines, l’Observatoire européen de lutte contre l’extrémisme a annoncé mercredi que l’État de Floride avait pris, le 29 septembre dernier, une décision visant les Frères musulmans et le Conseil des relations américano-islamiques « CAIR ».

L’observatoire a décrit cette mesure comme une escalade américaine face au mouvement et à l’une de ses branches dans l’État. Dans un communiqué de presse, il a précisé que le gouvernement de Floride avait classé les Frères musulmans et le Conseil des relations américano-islamiques, ainsi qu’une autre organisation, comme organisations terroristes locales.

Il a ajouté que l’État avait inscrit sur la même liste plus de 90 organisations terroristes étrangères que le gouvernement fédéral américain avait déjà classées comme telles. Selon le communiqué de l’observatoire, la décision de la Floride interdit au conseil et aux autres organisations inscrites de recevoir un soutien financier des gouvernements locaux ou de l’État.

Conséquences juridiques et inscriptions qui se poursuivent

La décision prévoit également l’annulation des bourses destinées aux écoles dépendant des entités concernées et qui bénéficient de leur soutien financier. En Égypte, les procédures judiciaires contre le mouvement ont commencé en 2013, avec des décisions interdisant ses activités, fermant ses locaux et suspendant ses activités.

Les procédures d’inscription du mouvement et des entités qui lui sont liées sur les listes des entités terroristes se sont ensuite poursuivies, sur la base de jugements et de décisions judiciaires successifs. Des registres officiels égyptiens ont montré que ces décisions d’inscription se sont poursuivies au cours des années suivantes. En janvier 2026, le dossier a franchi une nouvelle étape avec la classification américaine visant les Frères musulmans en Égypte, parallèlement à l’adoption par l’Assemblée nationale française d’une initiative politique visant à promouvoir l’inscription du mouvement et de ses dirigeants en Europe.

En février 2026, le Conseil de l’Union européenne a élargi la portée des critères appliqués à sa liste terroriste afin d’y inclure des dirigeants de groupes inscrits, ainsi que des personnes et des entités liées à des actes terroristes par le financement, la formation ou le recrutement. Le Conseil a toutefois maintenu la liste elle-même inchangée lors de cette révision.