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Des manifestations lycéennes perturbent les cours dans des centaines d’établissements en France

Les manifestations de lycéens en France se sont étendues pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement et davantage de moyens, entraînant la suspension totale ou partielle des cours dans des centaines d’établissements. Les élèves dénoncent notamment l’absence de remplaçants, la vétusté des infrastructures, la surcharge des classes et la longueur des journées scolaires, tandis que le gouvernement a annoncé des mesures pour répondre aux principales revendications.

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Des poubelles renversées brûlent dans une rue tandis que des policiers se tiennent dans la fumée, près du lieu de la manifestation.

Les manifestations de lycéens se sont étendues en France, entraînant la suspension totale ou partielle des cours dans des centaines d’établissements, alors que les protestataires réclament davantage de moyens pour l’éducation, de meilleures conditions d’étude et des mesures contre le manque d’enseignants et de personnels.

Les cours suspendus dans 891 établissements

Ces développements sont intervenus après l’annonce du ministre français de l’Éducation, Édouard Geffray, selon laquelle 400 à 500 lycées suspendraient totalement ou partiellement les cours lundi, faute de conditions de sécurité suffisantes, avec une reprise progressive des enseignements dans les établissements où la situation le permettrait.

Les lycéens réclament de meilleures conditions d’enseignement

Les lycéens réclament principalement la mise à disposition de remplaçants en cas d’absence des enseignants, la réduction des effectifs par classe, la rénovation des bâtiments et des équipements vétustes, ainsi qu’une réorganisation des emplois du temps. Les manifestants dénoncent également la longueur des journées scolaires, les heures creuses entre les cours et la brièveté de la pause déjeuner, ainsi que les difficultés liées à la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur Parcoursup.

256 ألفاً
المشاركون في المظاهرات

Mardi, des cortèges ont défilé à Paris, Marseille, Lille, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Nîmes et dans d’autres villes, tandis que les entrées de plusieurs lycées étaient bloquées et que des établissements d’enseignement supérieur rejoignaient le mouvement. Le ministère français de l’Intérieur a indiqué qu’environ 256 000 personnes avaient participé aux manifestations dans le pays, dont 56 000 à Paris.

De leur côté, les organisateurs ont estimé à environ 450 000 le nombre de participants dans toute la France, dont 100 000 dans la capitale. Selon le bilan du ministère de l’Intérieur, les manifestations et les affrontements qui les ont accompagnées ont entraîné 488 interpellations et fait 43 blessés parmi les forces de sécurité.

Des lycéens participants ont affirmé que leur mobilisation visait à attirer l’attention sur la situation des établissements scolaires, appelant à les distinguer des personnes impliquées dans des actes de dégradation. Le mouvement a débuté au lycée Saint-Exupéry de Créteil, en banlieue parisienne, en soutien aux enseignants de l’établissement, qui protestaient contre le manque de personnels et de moyens, avant de s’étendre à d’autres régions et de devenir un mouvement de contestation national.

Les élèves et les syndicats réclament des mesures concrètes

Le ministre de l’Éducation a rencontré vendredi des représentants de lycéens, mais ces derniers ont déclaré à l’issue de la réunion n’avoir obtenu aucune mesure concrète et ont appelé à poursuivre la mobilisation. Des syndicats d’enseignants ont également annoncé leur soutien aux revendications concernant le manque de moyens et d’enseignants ainsi que la dégradation des conditions d’étude.

Pour tenter de répondre aux manifestations, le gouvernement français a annoncé cinq axes de travail: garantir la continuité des cours, remédier aux absences prolongées des enseignants et aux postes vacants, améliorer les bâtiments en coordination avec les conseils régionaux, réorganiser la journée scolaire, renforcer la transparence de la plateforme Parcoursup et accroître la participation des élèves aux décisions concernant leur vie scolaire.

Le gouvernement fixe un calendrier pour la mise en œuvre des réformes

Les mesures gouvernementales prévoient de donner la priorité à la mise à disposition de remplaçants dans les classes d’examen, les filières spécialisées et les formations professionnelles, de réduire les délais de recrutement des enseignants remplaçants et de mettre en place des dispositifs pour rattraper les cours non dispensés pendant de longues périodes. Les premières décisions liées à ces axes, avec leur calendrier et leur financement, doivent être présentées avant la fin du mois d’octobre.

Le gouvernement a également indiqué que le projet de budget pour 2027 prévoyait une hausse de 1,2 milliard d’euros des crédits alloués à l’éducation par rapport à 2026. Une partie des mesures visera à améliorer l’équipement des salles de classe, les installations sanitaires, le chauffage, les restaurants scolaires et les internats, ainsi qu’à se préparer aux épisodes de forte chaleur dans les bâtiments scolaires.

Selon le plan du gouvernement, des modifications des emplois du temps allant de 8 heures à 18 heures, des longues périodes entre les cours et de la brièveté de la pause déjeuner seront étudiées en concertation avec les personnels des établissements, les représentants des élèves et les autorités chargées des transports. Des premières améliorations doivent être présentées à la reprise des cours après les vacances d’automne.