Samsung Electronics et SK Hynix testent, dans leurs usines en Chine, des équipements de fabrication de semi-conducteurs produits par la société chinoise Advanced Micro-Fabrication Equipment (AMEC), dans le cadre d’évaluations entamées il y a environ deux ans, selon un article publié par Reuters sur la base de sources au fait du dossier. L’article ne précise pas quand une décision sera prise concernant l’utilisation de ces équipements.
Une solution de repli pour les usines en Chine
Ces évaluations visent à fournir une solution de repli aux fabricants sud-coréens de puces mémoire, dans l’éventualité où les États-Unis imposeraient à l’avenir des restrictions susceptibles de limiter l’accès aux nouveaux équipements de fabrication occidentaux, ainsi qu’aux services de maintenance et aux pièces détachées destinés aux équipements déjà installés en Chine.
Le rapport précise que ces essais ne signifient pas que les deux groupes ont décidé de déployer largement les équipements chinois. Ils étudient les fournisseurs locaux afin de préserver la production existante, et non d’accroître leurs capacités de production.
Les actions des deux groupes progressent
Les actions des fabricants sud-coréens de semi-conducteurs ont progressé lors de la séance évoquée dans le rapport. L’action SK Hynix a gagné 4.90% et celle de Samsung Electronics 2.50%, contre une hausse d’environ 4% de l’indice KOSPI.
La réception de commandes de Samsung ou de SK Hynix pourrait constituer une importante validation commerciale pour l’industrie chinoise des équipements de fabrication de semi-conducteurs, alors que les contrôles américains à l’exportation incitent les fabricants étrangers de puces opérant en Chine à évaluer les fournisseurs locaux comme solutions de repli.
Évolution du régime américain de licences
En 2023, les États-Unis ont inscrit les usines de Samsung et de SK Hynix en Chine sur la liste des utilisateurs finaux agréés, permettant aux deux groupes d’importer certains équipements américains soumis à contrôle sans devoir obtenir de licences individuelles.
Cette licence a été supprimée en 2025, avant que les deux groupes n’obtiennent des licences annuelles couvrant les importations d’équipements pour 2026. Leurs inquiétudes portent toutefois principalement sur le risque que de futures restrictions s’étendent aux services de maintenance et de réparation des équipements occidentaux déjà en fonctionnement dans leurs usines chinoises.
Des obstacles à une utilisation à grande échelle
Selon le rapport, une adoption plus large des équipements chinois se heurterait à plusieurs obstacles, notamment la longueur des processus de qualification, des réseaux de service limités et des préoccupations liées à la propriété intellectuelle, ainsi qu’à d’éventuelles pressions politiques de Washington.




