La police sud-coréenne enquête sur les circonstances de la mort de l’influenceuse japonaise connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Mina Chan », âgée de 26 ans, après qu’elle a été retrouvée morte à son domicile dans le quartier de Yongsan, à Séoul, après avoir mis fin à ses jours lors d’un direct sur la plateforme TikTok, selon des médias coréens. La police n’a pas annoncé l’existence d’un lien direct entre le décès et le cyberharcèlement.
Selon les informations rapportées, la police a retrouvé Mina le 5 août, après avoir reçu un signalement d’une de ses connaissances. L’affaire a suscité un vif intérêt après que des utilisateurs ont tenté d’alerter les autorités pendant le direct.
Des critiques avant le décès
Mina comptait plus de 80 000 abonnés sur TikTok et était particulièrement active au sein de la communauté des fans du groupe de K-pop sud-coréen « ENHYPEN ». Avant sa mort, elle avait fait l’objet de critiques en ligne à la suite d’un incident lors d’un concert du groupe aux États-Unis.
Selon les informations consacrées à l’affaire, Mina avait tenté de faire parvenir des fleurs au membre japonais du groupe Ni-ki par l’intermédiaire de son collègue Sunoo. Certains fans ont estimé que son geste dépassait les limites, tandis que d’autres y ont vu un simple malentendu.
Le 31 juillet, Mina a publié des excuses sur la plateforme X, affirmant regretter son comportement pendant le concert. Elle a reconnu avoir surestimé le degré de proximité qui la liait aux membres du groupe parce qu’elle avait assisté à plusieurs de leurs événements.
Aucun lien établi avec le cyberharcèlement
Des informations publiées après la mort de Mina ont fait état de la poursuite de commentaires injurieux et de critiques de la part de certains internautes. Toutefois, la police n’a jusqu’à présent établi aucun lien direct entre ces actes de harcèlement et son décès, et les circonstances de l’affaire font toujours l’objet d’une enquête.
Le débat relancé sur les pressions exercées sur les célébrités
L’affaire a relancé le débat sur les pressions auxquelles sont soumis les célébrités et les influenceurs en Asie de l’Est. En Corée du Sud, les morts des chanteuses Sulli et Goo Hara, en 2019, avaient suscité un vif intérêt pour le cyberharcèlement et les commentaires injurieux visant les stars de la K-pop, après qu’elles eurent évoqué les pressions et les critiques en ligne auxquelles elles étaient confrontées.
En février 2025, la mort de l’actrice Kim Sae-ron, à l’âge de 24 ans, a relancé le débat sur les pressions exercées sur les célébrités en Corée du Sud, après des années de critiques et une couverture médiatique intense consécutives à un accident de conduite sous l’emprise de l’alcool en 2022.
Au Japon, la mort de la catcheuse et vedette de l’émission « Terrace House », Hana Kimura, en 2020, avait été suivie de mesures officielles visant à renforcer les dispositions légales relatives aux abus et à la diffamation en ligne.
