Des pays européens se préparent à envoyer au Liban une mission de sécurité comprenant au moins 100 militaires, dont les premiers éléments devraient arriver à Beyrouth d’ici le 25 décembre. Cette mission s’inscrit dans le cadre d’un plan visant à former et conseiller l’armée libanaise et à soutenir les Forces de sécurité intérieure, sans déployer ses membres dans le sud du pays. Un diplomate européen a déclaré vendredi que la France, l’Espagne et l’Italie participeraient à la mission envisagée, ajoutant que l’Union européenne avait reçu une demande officielle du Liban pour son déploiement.
La mission européenne se concentre sur le soutien aux institutions de sécurité
Les activités de la mission devraient se concentrer sur le soutien aux institutions de sécurité libanaises et le renforcement de la coopération sécuritaire entre les autorités libanaises et les pays européens participants. Le diplomate a précisé que l’approbation de la mission devrait être annoncée lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Luxembourg.
Il a décrit cette approbation comme une étape juridique et politique nécessaire, ainsi que la dernière phase du processus de préparation de la mission, soulignant l’existence d’un consensus entre les 27 États membres de l’Union pour la soutenir. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne doivent examiner lundi 12 octobre l’approbation officielle de la mission, après avoir reçu l’invitation libanaise.
La planification est achevée, en attendant l’approbation finale
Le plan se trouve toujours au stade précédant l’approbation finale, malgré l’achèvement des dispositions relatives à ses objectifs et à ses domaines d’intervention prévus au Liban. La haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, avait annoncé jeudi, lors de sa présence à Beyrouth, que la planification d’une mission européenne chargée de former et de conseiller l’armée libanaise, ainsi que de soutenir les Forces de sécurité intérieure, était achevée.
Selon un communiqué du Service européen pour l’action extérieure, le soutien prévu couvrira le contrôle du territoire, la sécurité des frontières et la sécurité intérieure. Ces activités s’inscrivent dans le cadre d’initiatives européennes visant à renforcer les capacités des institutions de sécurité libanaises et à les aider à accomplir leurs missions, tout en maintenant le déploiement de la mission hors du sud du Liban. Kallas a confirmé que la mission européenne proposée ne remplacerait pas la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la « Finul ».
Le plan européen intervient alors que l’avenir de la Finul est en discussion
La démarche européenne intervient parallèlement aux préparatifs et aux discussions concernant l’avenir de la présence internationale dans le pays, le mandat actuel de la « Finul » arrivant à échéance le 31 décembre 2026. L’Union européenne lie son nouveau plan au renforcement des capacités de l’armée libanaise et à l’aide apportée à l’État pour étendre son autorité à l’ensemble de son territoire.
Cela comprend le développement des capacités liées à la surveillance du territoire, à la protection des frontières et à l’amélioration de l’aptitude des institutions militaires et de sécurité à suivre les évolutions sur le terrain. En juin, l’Union européenne avait annoncé l’allocation de 100 millions d’euros supplémentaires au soutien des forces armées libanaises dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix.
Selon le Conseil de l’Union européenne, ces fonds ont été affectés au renforcement des capacités de l’armée en matière de surveillance du territoire, de sécurité des frontières et de connaissance de la situation sur le terrain, ainsi qu’à la protection des sites militaires et au développement des services de santé. La mission de sécurité envisagée vient compléter ce soutien, alors que les dispositions passent de la phase de planification à celle de la demande d’approbation politique et juridique auprès des ministres des Affaires étrangères de l’Union.
Si elle est approuvée lors de la réunion du 12 octobre, l’arrivée de ses premiers éléments à Beyrouth d’ici le 25 décembre constituera la prochaine étape opérationnelle annoncée dans le calendrier présenté.