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Les États-Unis prévoient que les perturbations du pétrole au Moyen-Orient se poursuivront jusqu’à la fin de 2027

L’Administration américaine de l’information sur l’énergie prévoit qu’environ 600 000 barils par jour de production pétrolière au Moyen-Orient resteront hors marché jusqu’à la fin de 2027 et a relevé ses estimations des prix du brut Brent et des carburants dans un contexte de restrictions imposées au trafic des navires-citernes via le détroit d’Ormuz.

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Les États-Unis prévoient que les perturbations du pétrole au Moyen-Orient se poursuivront jusqu’à la fin de 2027

L’Administration américaine de l’information sur l’énergie prévoit que quelque 600 000 barils par jour de production pétrolière au Moyen-Orient resteront perturbés jusqu’à la fin de 2027, même si elle estime que la majeure partie de la production et des routes commerciales retrouveront leurs niveaux d’avant la guerre contre l’Iran au début de l’année prochaine, dans un contexte de perturbation du trafic des navires-citernes et de hausse des prix du brut et des carburants.

L’administration, qui constitue le bras statistique et analytique indépendant du ministère américain de l’Énergie, a déclaré que les sévères restrictions imposées au passage des pétroliers par le détroit d’Ormuz l’avaient poussée à relever ses estimations de la production perturbée au cours des prochains mois, par rapport à ses prévisions publiées en juillet dernier.

Restrictions à Ormuz et itinéraires alternatifs

Les prévisions de l’administration reposent sur l’hypothèse que le trafic pétrolier via le détroit d’Ormuz restera fortement limité jusqu’à la fin du mois d’août, avant de commencer à augmenter progressivement en septembre prochain. Elles supposent également que les récentes menaces visant les navires transportant du pétrole saoudien via le détroit de Bab el-Mandeb n’entraîneront pas de perturbation supplémentaire de la production.

Dans le même temps, le volume moyen de brut et de produits pétroliers transportés via le détroit d’Ormuz a diminué d’environ 77 %, pour s’établir à 4.9 millions de barils par jour au deuxième trimestre de 2026, contre quelque 21.6 millions de barils par jour au dernier trimestre de 2025, avant le déclenchement de la guerre.

À l’inverse, l’Arabie saoudite a détourné une partie de ses exportations d’Ormuz en utilisant l’oléoduc Est-Ouest vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, ce qui a contribué à porter le trafic pétrolier via Bab el-Mandeb à 8.1 millions de barils par jour au deuxième trimestre, contre environ 5.4 millions de barils par jour au dernier trimestre de 2025.

L’administration a indiqué qu’une partie du pétrole saoudien pouvait être acheminée via le canal de Suez et l’oléoduc Sumed, en Égypte, mais elle a précisé que ces solutions de remplacement prenaient davantage de temps, coûtaient plus cher et offraient une capacité inférieure à l’itinéraire habituel via le détroit d’Ormuz.

Relèvement des prévisions du prix du brut

Sur les marchés, les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 1.12 %, à 88.70 dollars le baril au moment de la préparation de la source, tandis que ceux sur le brut West Texas Intermediate ont progressé de 1.33 %, à 83.22 dollars le baril.

L’Administration de l’information sur l’énergie a relevé sa prévision du prix moyen du Brent au troisième trimestre à environ 85 dollars le baril, soit 11 dollars de plus que dans ses estimations de juillet dernier. Elle prévoit qu’il reculera à 78 dollars au quatrième trimestre, puis à une moyenne de 69 dollars en 2027, parallèlement à la reprise de la production et à la hausse des stocks.

L’administration a également relevé son estimation du prix moyen du Brent en 2026 à 87 dollars le baril, contre 82 dollars dans sa précédente prévision. Cette révision intervient après que les perturbations de l’approvisionnement ont entraîné une ponction d’environ 4.2 millions de barils par jour sur les stocks mondiaux au deuxième trimestre, le retrait devant se poursuivre à un rythme moyen de 3.8 millions de barils par jour au troisième trimestre.

Hausse des estimations pour l’essence et le diesel

Les révisions ont également concerné les prix des carburants aux États-Unis. L’administration a relevé sa prévision du prix moyen de détail de l’essence ordinaire en 2026 à 3.78 dollars le gallon, contre 3.64 dollars dans son rapport de juillet dernier. Elle a également relevé son estimation du prix du diesel routier à 4.85 dollars le gallon, contre 4.61 dollars précédemment.

Pour 2027, l’administration a relevé sa prévision du prix de l’essence à 3.29 dollars le gallon, contre 3.09 dollars dans le précédent rapport, tandis qu’elle a porté son estimation du prix du diesel à 4.07 dollars, contre 4.02 dollars.

Les stocks américains sous leurs niveaux des cinq dernières années

L’administration prévoit que les stocks commerciaux américains de pétrole brut resteront inférieurs à leurs plus bas niveaux enregistrés au cours des cinq dernières années jusqu’à la fin de 2026. Les stocks avaient diminué de 25 millions de barils en mai, de 15 millions en juin et de 4 millions en juillet, sous l’effet de la hausse des exportations, de la baisse des importations et de l’augmentation du fonctionnement des raffineries.