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La Chine appelle depuis le Conseil de sécurité à garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz

Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations unies, Fu Cong, a appelé à garantir la liberté de navigation et la sécurité du détroit d’Ormuz, alors que le trafic maritime recule et que les tensions entre l’Iran et les États-Unis s’intensifient.

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La Chine appelle depuis le Conseil de sécurité à garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz

Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations unies, Fu Cong, a appelé, lors d’une session du Conseil de sécurité tenue aujourd’hui, le 13 août, à garantir la liberté de navigation et à préserver la sécurité du détroit d’Ormuz, alors que le trafic maritime connaît un net recul et que les tensions entre l’Iran et les États-Unis s’intensifient au sujet du contrôle de cette voie navigable.

Un appel à la désescalade

L’appel chinois a été lancé lors d’une session consacrée à l’examen de la situation au Moyen-Orient, sur fond d’inquiétude internationale face à la crise de la navigation dans le détroit et à ses éventuelles répercussions sur le commerce et les approvisionnements énergétiques mondiaux.

La position de Fu Cong s’inscrit dans le prolongement des appels de Pékin à rétablir une navigation sûre et libre, à désamorcer les tensions et à revenir à la voie diplomatique. Le représentant chinois avait déclaré en mai dernier que la réouverture du détroit devait être une priorité, mettant en garde contre les conséquences du maintien de sa fermeture sur les marchés de l’énergie et l’économie mondiale.

La Chine avait également déjà considéré la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz comme un intérêt commun de la communauté internationale, appelant à rétablir la paix et la stabilité dans la région, à protéger la sécurité des pays du Golfe et à respecter leur souveraineté et leur intégrité territoriale.

Net recul du trafic maritime

La position chinoise est intervenue alors que le trafic maritime enregistrait un net recul : les données sur le transport maritime ont montré que le nombre de navires repérés dans le détroit mardi était tombé à 8, son niveau le plus bas en une semaine, les armateurs évitant de traverser la zone en raison des risques sécuritaires, selon Reuters.

Bras de fer irano-américain sur le contrôle

Le détroit d’Ormuz est « sous le contrôle et la gestion » de l’Iran.

La déclaration de Taeb est intervenue plus tôt dans la journée en réponse à l’annonce faite la veille par le président américain Donald Trump, selon laquelle les États-Unis exerçaient désormais un « contrôle total » sur cette voie stratégique, a rapporté Reuters.

Taeb a accusé les États-Unis de chercher à saper ce qu’il a décrit comme la popularité de l’Iran dans la région en déclenchant une nouvelle guerre dans le détroit d’Ormuz. Il a affirmé que Washington avait subi une nouvelle défaite malgré ses déclarations précédentes sur l’absence de puissance aérienne ou navale iranienne, selon l’agence iranienne Fars.

L’Iran affirme qu’il ne rouvrira pas le détroit tant que les États-Unis n’auront pas accepté ses conditions, tandis que Washington continue d’appeler à garantir la liberté de navigation.