Walid Gaballah : les perturbations commerciales font grimper les coûts et une récession pourrait peser sur les biens non essentiels

L’économiste Walid Gaballah a averti que les perturbations du commerce mondial ainsi que la hausse des coûts du fret, de l’assurance et du transport accentuaient la pression sur les consommateurs. Il a souligné qu’un ralentissement ou une récession pourrait davantage affecter les secteurs des services et des biens non essentiels que ceux des produits de première nécessité.

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Walid Gaballah : les perturbations commerciales font grimper les coûts et une récession pourrait peser sur les biens non essentiels

L’économiste Walid Gaballah a averti, lors d’une intervention téléphonique sur la chaîne Extra News, que les perturbations de l’économie et du commerce mondiaux faisaient grimper les coûts du fret, de l’assurance et du transport, alourdissant ainsi la charge pesant sur les consommateurs. Il a ajouté qu’un éventuel ralentissement ou une récession pourrait affecter davantage les secteurs des services et des biens non essentiels.

L’équilibre des prix des matières premières ne signifie pas leur stabilité

Gaballah a déclaré que l’annonce par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, d’un équilibre des prix des matières premières à l’échelle mondiale — dû à la hausse des prix des céréales et du sucre, qui a compensé la baisse des prix de la viande et des produits laitiers — ne signifiait pas nécessairement une stabilisation des prix. Il a expliqué qu’une analyse de chaque matière première séparément faisait apparaître des difficultés différentes.

Il a ajouté que l’évolution des prix des matières premières ne reflétait pas l’ensemble de la situation, compte tenu des coûts supplémentaires liés au fret, à l’assurance et au transport. Il a souligné qu’il était difficile de prévoir l’évolution future des prix et du commerce, alors que l’incertitude persistait dans l’économie mondiale.

Une pression potentielle sur les biens non essentiels

Gaballah a expliqué qu’un éventuel ralentissement ou une récession économique n’aurait pas le même impact sur les biens essentiels, mais pourrait peser sur les secteurs des services et des biens non essentiels, notamment les téléphones, les voitures et les produits de luxe, les consommateurs étant amenés à consacrer une part plus importante de leurs revenus à leurs besoins essentiels.

Des solutions locales face aux perturbations du commerce

Il a souligné que la forte dépendance au commerce mondial au cours des dernières années avait entraîné des coûts supplémentaires de transport et d’assurance pour la plupart des biens. Selon lui, la recherche de solutions locales dans l’agriculture et l’industrie est devenue plus pertinente sur le plan économique, après que les mécanismes de spécialisation et d’importation fondés sur l’avantage comparatif ont rencontré d’importantes difficultés.

Gaballah a relevé que les droits de douane et les politiques commerciales américaines avaient un effet négatif sur le consommateur américain, dans un contexte de hausse des prix des denrées alimentaires et de l’essence. Il a affirmé que l’interdépendance économique et la mondialisation rendaient difficile, pour tout pays, d’éviter les répercussions des perturbations de l’économie mondiale.

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