La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a estimé, dans un rapport publié le 24 septembre 2026, les besoins de relèvement et de reconstruction dans la bande de Gaza à près de 71.5 milliards de dollars, après trois ans de guerre qui ont causé d’importants dégâts aux infrastructures et aux établissements économiques, tout en paralysant les secteurs de la production, du travail et du commerce.
Recul de la production et des revenus
La CNUCED a indiqué que le produit intérieur brut par habitant à Gaza s’était établi à 212 dollars en 2025, soit 17% de son niveau de 2022. Dans le même temps, la contribution du territoire au PIB palestinien est passée de 17.4% avant octobre 2023 à moins de 4% en 2025.
Les secteurs productifs sont restés très en deçà de leurs niveaux de production de 2022: l’activité agricole et industrielle a reculé de 94% dans les deux cas, tandis que celle de la construction a chuté de 99%. L’arrêt d’une grande partie des secteurs d’activité s’est accompagné d’une contraction des revenus des ménages et des possibilités d’emploi, ainsi que d’une baisse du pouvoir d’achat.
Prix et chaînes d’approvisionnement
Les effets de la guerre se sont étendus aux chaînes d’approvisionnement, aux mouvements de marchandises et aux intrants de production, limitant la capacité des établissements encore opérationnels à poursuivre leur activité. Le niveau général des prix à Gaza en 2025 est resté supérieur de 274% à celui de 2022, selon la CNUCED, alors que la contraction des revenus et des possibilités d’emploi a accentué les pressions économiques pesant sur les ménages.
Dommages aux infrastructures
L’évaluation conjointe de la Banque mondiale, des Nations unies et de l’Union européenne a estimé à près de 35.2 milliards de dollars les dommages matériels causés aux infrastructures de Gaza, et à environ 22.7 milliards de dollars les pertes économiques et sociales. Les secteurs les plus durement touchés comprennent le logement, la santé, l’éducation, le commerce et l’agriculture. Moins de 1.5% des terres agricoles du territoire restent accessibles et en bon état.