Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a annoncé que l’institution était prête à fournir près de 100 milliards de dollars pour aider les pays durement touchés par les conséquences économiques des crises et des conflits actuels, notamment la guerre américano-iranienne.
Un financement pour faire face aux répercussions des crises
Banga a déclaré que la Banque avait actuellement alloué des montants compris entre 20 et 25 milliards de dollars pour aider les pays touchés par les pénuries d’engrais et de produits énergétiques. Il a précisé que les conséquences des crises s’étendaient aux effets de la guerre en Ukraine ainsi qu’à la situation au Soudan et à Gaza, et ne se limitaient pas aux tensions dans la région.
L’intelligence artificielle et l’emploi
Concernant l’essor rapide de l’intelligence artificielle, le président de la Banque mondiale a déclaré que ces technologies n’étaient pas préoccupantes, prévoyant des effets positifs dans des secteurs comme les systèmes de santé, l’éducation et l’agriculture.
Banga a ajouté qu’il n’existait pour l’heure aucun lien entre les progrès de l’intelligence artificielle et les pertes d’emplois, estimant que les craintes à ce sujet relevaient encore de la spéculation.
Les priorités du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord
Banga a estimé que la création de nouvelles possibilités d’emploi pour les jeunes constituait le principal défi à long terme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, dans un contexte de forte croissance démographique et d’aspirations croissantes des jeunes à l’autonomie et à une vie digne.
Il a souligné que la Banque mondiale se concentrait actuellement sur le développement des infrastructures, le soutien à la petite agriculture au moyen de solutions technologiques, l’accès aux services de santé dans les zones reculées, ainsi que la relance du tourisme et le soutien aux industries à forte valeur ajoutée.