Banques et taux

Israël approuve le transfert de 4.5 milliards de shekels depuis les banques palestiniennes

L’approbation par Israël du transfert de 4.5 milliards de shekels apporte une liquidité temporaire aux banques palestiniennes, mais ne comble pas le déficit annuel de transfert et ne règle pas les conséquences de la rétention des recettes de compensation.

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Israël approuve le transfert de 4.5 milliards de shekels depuis les banques palestiniennes

Israël a approuvé le transfert de 4.5 milliards de shekels (environ 1.5 milliard de dollars) depuis les banques palestiniennes. Le gouverneur de l’Autorité monétaire palestinienne, Yahya Shanar, a déclaré que sa mise en œuvre immédiate était essentielle pour renforcer la liquidité et soutenir les services bancaires, tandis que l’article ne précise pas la date de l’approbation.

Un déficit annuel dans le transfert des espèces

Le correspondant d’Al Jazeera à Naplouse, Montaser Nassar, a déclaré que l’approbation constituait une solution partielle : Israël plafonne les transferts à 18 milliards de shekels par an, alors que les 14 banques de Cisjordanie et de Gaza ont besoin de transférer 28 milliards de shekels chaque année.

Nassar a expliqué que ce déficit entraîne une accumulation de shekels dans les coffres des banques, qui doivent assumer les coûts de gardiennage, d’assurance et de transport, en plus de perdre les revenus qu’aurait pu générer le placement de ces fonds.

La rétention des recettes de compensation pèse sur les salaires et les services

Selon Nassar, l’excédent de liquidités s’accompagne de la rétention d’environ 900 millions de shekels de recettes de compensation par mois (environ 255 millions de dollars) depuis 16 mois, ce qui a réduit la capacité de l’Autorité palestinienne à verser les salaires de ses employés.

L’ancien gouverneur de l’Autorité monétaire, Firas Milhem, a déclaré que le montant transféré ne couvrait que les besoins du dernier trimestre. Il a précisé que le transfert d’espèces servait à régler les factures liées aux biens et services essentiels importés d’Israël, notamment 95% des besoins en électricité et 35% des approvisionnements en eau.

une violation manifeste des dispositions, la Banque d’Israël n’ayant légalement pas le droit de refuser de recevoir la monnaie qu’elle émet

Des actifs bancaires élevés et un déficit budgétaire qui se creuse

Les actifs du secteur bancaire ont dépassé 26.8 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2026, mais les recettes de compensation représentent 70% des revenus de l’Autorité palestinienne. La Banque mondiale a, quant à elle, averti que le déficit budgétaire pourrait atteindre 4 milliards de dollars.

En juin dernier, la Knesset israélienne a annoncé l’adoption d’une loi visant à geler et à saisir des fonds issus des recettes de compensation palestiniennes. L’Autorité palestinienne a dénoncé une extension du « vol du peuple palestinien ». Selon l’article, la loi inscrit les retenues dans un cadre légal, au lieu de les laisser soumises aux seules instructions d’un ministre.

Contexte du mécanisme de compensation

Au cours des dernières années, des tribunaux israéliens ont condamné l’Autorité palestinienne à verser des indemnisations de plusieurs dizaines de millions de dollars à des Israéliens affirmant avoir été victimes d’opérations palestiniennes.

En vertu du protocole économique de Paris, annexe des accords d’Oslo signés en 1994 entre Israël et l’Autorité palestinienne, le ministère israélien des Finances perçoit les recettes de compensation aux postes-frontières et reçoit en contrepartie 3% du total des sommes prélevées, pour un montant annuel pouvant atteindre environ 380 millions de shekels (102 millions de dollars).

Les recettes de compensation correspondent aux taxes sur les marchandises importées vers la partie palestinienne depuis Israël ou via les postes-frontières contrôlés par Tel-Aviv. Israël les collecte au profit de l’Autorité palestinienne à Ramallah. À partir de 2019, Israël a décidé d’en retenir une partie, aggravant la crise financière et réduisant la capacité de l’Autorité à verser l’intégralité des salaires de ses employés.

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